ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 15 MAI 1912

 

Présidence de M. DELANNOY

L'assemblée générale annuelle de la Société a eu lieu au musée, le 15 mai 1912, à 2 heures et demie.

Etaient présents : MM. Delannoy, président ; commandant Laroche, secrétaire ; Lacrocq, vice-secrétaire ; Autorde, conservateur ; Lefour, trésorier ; Des Cheises et Maurice Pineau, administrateurs ; Peyrabon, bibliothécaire ; Louis Rousseau, Bion, Pichon, Chantrelle, Jamot.

MM. de Beaufranchet ; Bellet, Defumade, Valadeau, Gioux, de Beaufret, général de Vaureix, ont exprimé, par lettres, leurs regrets de ne pouvoir assister à la séance.

M. le Président declares la séance ouverte et prend la parole :

« Depuis la dernière réunion, la Société a perdu deux de ses membres, M. Henri Goubaud, directeur des contributions directes, en retraite, qui était notre collègue depuis 23 ans, et M. de Saint-Martin, un de mes plus anciens amis ; nous étions dans la même classe au collège de Guéret ; peu de temps avant sa mort, il m'avait envoyé, concernant un abbé de Beaulieu, un article qui paraîtra dans le Bulletin de cette année : j'adresse aux familles de MM. Goubaud et de Saint-Martin, les bien sincères condoléances de la Société.

» Nous échangéons nos bulletins avec la Société scientifique et médicale de Rennes.

» Il y a eu trois démissions, celles de MM. Baraiges, Durand et Janicot, et nous avons deux nouveaux collègues, M. Léon Cornudet, à Paris, et M. Wuiet, à Guéret, auquel je propose de voter des remerciements : M. Wuiet, depuis plusieurs mois, nous a rendu de précieux services pour l'installation et la mise en état de nos collections. »

L'assemblée vote ses remerciements avec empressement.

« L'an dernier la Société avait adopté la proposition de notre collègue, M. Bellet, relatif au classement, comme monument historique, de la Tour de Bridiers ; je vous propose de renouveler ce vœu, et d'insister auprès de M. le Préfet. »

M. Lacrocq promet de s'intéresser au succès de cette proposition qui est adoptée.

M. Valadeau a entrepris des fouilles dans l'ancienne ville de Breith, et a déjà obtenu des résultats intéressants, qui seront exposés dans le Bulletin en cours d'impression : je pense qu'il serait convenable d'allouer une certaine somme à M. Valadeau, pour faciliter ses nouvelles recherches. »

Adopté.

M. Delannoy donne alors les comptes de 1911 :

RECETTES

Reste au 31 décembre 1910. 3.524 | 55

Subvention départementale 700 | »

Subvention de la ville. 500 | »

99 cotisations | 990 | »

Vente de bulletins 109 | 90

Rentes sur l'Etat 15 | »

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TOTAL | 5.839 | 45

DÉPENSES 2.441 | 70

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RESTE en caisse au 31 décembre 1911 3.397 | 75

(Le livret de la caisse d'épargne est de 1.310 fr. 30).

MM. Jamot et Rousseau sont désignés par le Président pour vérifier les comptes de l'année 1911 écoulée ; les quittances, factures et livres sont mis à leur disposition, les comptes sont déclarés exacts et approuvés par l'assemblée.

M. le président présente ensuite le projet de budget de l'année 1912, en recettes et en dépenses.

Projet de Budget de l'année 1912

RECETTES

Reste au 31 décembre 1911......... 3.397 | 75

Cotisations | 980 |

Subvention du département 700 | »

Subvention de la ville 500 | »

Rentes sur l'Etat... 15 | »

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TOTAL......... 5.592 | 75

DÉPENSES

Bulletin avec illustrations et envoi 1.200 | »

Salaire des gardiens..... 450 | »

Abonnements et cotisations.. 32 | »

Conservation des objets 300 | »

Acquisitions pour le musée et réparations 600 | »

Poste et correspondances 100 | »

Fouilles et recherches.. 100 | »

Complément d'installation, dépenses imprévues | 2.810 | 75

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TOTAL... 5.592 | 75

M. Lefour, Trésorier demande à la Société de vouloir bien lui donner un adjoint ; ses occupations sont tellement nombreuses qu'il craint de faire des omissions ; l'assemblée, consultée, approuve cette requête et nomme M. Pichon, trésorier adjoint.

M. Autorde demande la parole :

Il expose qu' il avait été informé qu'une demoiselle Fénieux, originaire de la Creuse, et dernièrement décédée à Lyon, avait légué au musée de Guéret, quatre tableaux signés J.-B. Poncet et quelques gravures. Ces tableaux ont paru à un de ses amis de Lyon, ne pas manquer de valeur artistique ; il serait peut-être bon d'accepter le legs, sauf à indemniser les héritiers de la famille qui sont, dit-on, besogneux.

» En effet, il existe déjà au musée de Lyon plusieurs portraits dus au pinceau de cet artiste, entre autres ceux de M. Poncet, celui de Mme Poncet, celui de Mlle Fénieux et son chien ; celui de M. Hippolyte Flandrin, et celui de M. J.-P. Poncet ; et si la ville de Lyon a placé ces œuvres dans son musée, c'est qu'elles ont de la valeur et ne dépareraient certainement pas nos collections. »

(Quand les actes judiciaires relatifs à ce testament seront terminés, nous serons avisés par la préfecture du Rhône, et alors la Société prendra une décision.)

« M. le conservateur du musée informe également la Société qu'il n'existe plus actuellement, au budget municipal, de crédit pour terminer l'installation du musée ; en toutes circonstances cependant les aménagements ont été exécutés avec la plus stricte économie et encore grâce à des concours désintéressés. »

L'assemblée pense qu'il sera facile, avec la collaboration assurément gracieuse de la municipalité, de rechercher s'il reste encore quelque argent disponible sur l'ensemble de toutes les sommes mises spécialement à la disposition du musée.

Suivant les résultats de cet examen, la Société prendra une délibération définitive, qui mettra à la disposition de MM. les conservateurs, le chiffre de ressources nécessaires pour parfaire l'installation du musée.

L'autorisation d'ouvrir le musée le jeudi, de 2 à 4 heures, vient de nouveau en discussion. La Société, pour remplir cette obligation bienveillante, prise surtout en faveur des étrangers (puisque les habitants de Guéret ont 52 dimanches pour visiter le musée), s'est heurtée à des difficultés et même à des impossibilités qui obligent aujourd'hui l'assemblée à revenir sur cette mesure ; elle décide alors :

1° Que l'article du Règlement sera à l'avenir strictement mis à exécution ; cet article est ainsi conçu : « L'entrée du musée est gratuite. Le dimanche, il est ouvert de 1 heure à 4 heures ; en semaine, on ne peut visiter le musée qu'accompagné par un membre titulaire, ou sur la présentation d'une autorisation signée par un des conservateurs, ou par M. le maire. »

2º Qu'une plaque, reproduisant cet article, avec lettres dorées, sera placée, par les soins de MM. les conservateurs, à la porte extérieure du musée.

Personne ne demandant la parole, l'ordre du jour étant épuisé, M. le président lève la séance.

Le secrétaire, Commandant LAROCHE.